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Gérer le doryphore de la pomme de terre

Maîtrisez le doryphore de la pomme de terre grâce à une nouvelle matière active

Les populations résistantes de doryphores de la pomme de terre sont une réalité. Elles sont peut-être même dans vos champs. Mais il est possible de gérer efficacement leur résistance croissante aux insecticides du Groupe 4 (néonicotinoïdes).  

Le premier signe : réduction de la suppression
Les producteurs signalent que la suppression résiduelle des doryphores de la pomme de terre, à l'aide d'anciens produits du Groupe 4, est de moins en moins efficace. Attention, cela pourrait être le premier signe de résistance.

« Si vous remarquez que certains doryphores reviennent plus rapidement qu'auparavant,  suite à l'application d'un insecticide du Groupe 4, cela pourrait bien être un signe avant-coureur de la résistance aux insecticides », déclare le Dr Jeff Tolman, un chercheur en gestion intégrée des insectes nuisibles au Centre de recherches du Sud sur la phytoprotection et les aliments d'Agriculture et Agroalimentaire Canada à London, en Ontario.

Comment réduire le risque de résistance
La résistance peut bien sûr se produire également au moment de l'application si quelques individus de la population résistent mieux que les autres aux produits chimiques utilisés. Les risques de développer de la résistance sont moindres lorsque tout le monde utilise les doses recommandées. « Ne réduisez pas les doses », insiste le Dr Tolman.

Un dépistage rigoureux et le respect des seuils économiques sont des outils importants pour une gestion efficace de la résistance aux insecticides du Groupe 4. Il est aussi primordial d'appliquer en alternance des insecticides qui ont différents modes d'action.

Utilisez un insecticide du Groupe 28
« Un insecticide du Groupe 28 a un mode d'action complètement différent d'un insecticide du Groupe 4 et est très utile pour gérer la résistance », ajoute le Dr Tolman.

Les insecticides du Groupe 28, les diamides, incluent le Coragen® de DuPontᵐᶜ, à base de diamide anthranilique. À cause de ses différents modes d'action, le Coragen® ne crée pas de résistance croisée aux autres insecticides existants.  « Le Coragen® est très important pour le producteur afin de prévenir la résistance aux insecticides du Groupe 4 », explique Philippe Parent, qui effectue des recherches chez Les Patates Dolbec Inc., à St-Ubalde, près de Québec. « Il est également très efficace parce qu'il dure longtemps et que les insectes arrêtent rapidement de se nourrir. »

Le Coragen® contrôle également le ver de l'épi du maïs. Il possède une large fenêtre d'application et un effet résiduel prolongé, ce qui signifie que la plante est protégée plus longtemps qu'avec les insecticides de contact.

Rynaxypyr® de DuPontᵐᶜ
Le Rynaxypyr® (l'ingrédient actif du Coragen®) pénètre rapidement dans le tissu foliaire où il est protégé du lessivage superficiel et peut être ingéré par des insectes nuisibles qui se nourrissent sur les deux surfaces de la feuille.

Le Coragen® devrait être appliqué lorsque le seuil économique du doryphore de la pomme de terre de votre région est atteint. De plus, il résiste à la pluie lorsqu'il est complètement sec. Même si le Coragen® contrôle les insectes de l'éclosion jusqu'à l'âge adulte, des applications effectuées au début du stade larvaire assurent une suppression optimale. « Les jeunes larves sont généralement les plus sensibles aux insecticides », signale le Dr Tolman.

L'utilisation d'un insecticide durant le stade larvaire des doryphores peut coïncider avec une période de croissance rapide de la plante (ou la précéder).  « Le Coragen® pénètre rapidement dans la plante et subsiste jusqu'à trois ou quatre semaines sur la feuille », déclare le Dr Tolman.

« Toutefois, comme le Coragen® n'est pas systémique, il ne protège pas les nouvelles pousses en cas de croissance très rapide. Dans ce cas, une nouvelle application pourrait être nécessaire. »

L'utilisation de la dose la plus élevée recommandée est essentielle pour une efficacité maximale. Le Dr Tolman insiste également sur le fait que « les producteurs n'ont pas nécessairement besoin d'appliquer l'insecticide sur l'ensemble du champ. Recherchez les zones à risques lors du dépistage et ciblez ces endroits. »

Un plan de gestion de la résistance des insectes est plus efficace pour gérer la résistance. Faites la rotation des champs de pommes de terre le plus loin possible du dernier emplacement d'une culture de pommes de terre ou d'une autre culture hôte. Comme les doryphores ne peuvent pas voler s'il fait frais au début de la saison, le fait de semer le nouveau champ de pommes de terre à un kilomètre de distance, avec un obstacle comme un champ de céréales entre les deux, peut faire toute la différence. Les cultures non hôtes sont efficaces parce que les doryphores n'ont pas les ressources physiques nécessaires pour franchir l'obstacle jusqu'au nouveau champ de pommes de terre.
 

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